24e dimanche A
Pardonner, est-ce possible ?
Les textes du jour nous parlent tous de la nécessité de pardonner. Or nous savons bien que s’il y a une réalité difficile à vivre, c’est bien celle-là. Mais Jésus nous invite à aimer notre prochain sans limites. C’est bien ce que Ben Sira le Sage propose de la part de Dieu.
Le psaume 102 amplifie cet enseignement en soulignant que « le Seigneur pardonne toutes les offenses et guérit de toute maladie. » Saint Paul quant à lui rappelle que nous appartenons au Seigneur.
Mais c’est l’évangile qui met en exergue la difficulté que nous pouvons avoir à pardonner. Une nouvelle fois le provocateur est Pierre. Il pose la question du nombre de fois où il nous faut pardonner. Et il en donne la réponse pensant avoir le bon chiffre : « jusqu’à sept fois ?» Le chiffre sept dans la Bible n’atteint-il pas la perfection ? Mais Jésus va plus loin, dans la démesure, la surabondance. Il n’y a pas de limite pour le pardon comme le signifie la volonté de Dieu. La parabole qui suit exprime la tristesse des compagnons de celui qui n’a pas pardonné à leur frère. Cela signifie aussi que le pardon est un chemin qu’il faut prendre et reprendre, avec des avancées et des reculs. Le pardon n’est pas l’oubli ni l’absence de souffrance. Pardonner, c’est aimer comme Dieu et cela n’est pas évident. Regardons ce que Jésus a vécu. Il n’a pas calculé son amour pour l’humanité. À chaque eucharistie, nous recevons le pardon du Seigneur et nous recevons en communiant la force d’emprunter le chemin du pardon. (Prions en Église)