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14e dimanche ordinaire A
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau
Le texte de l’évangile est marqué par la proposition de Jésus de porter le joug, car ainsi son fardeau est léger. Un joug se porte normalement à deux bœufs, il partage la charge et allège plutôt qu’il alourdit. Nous ne sommes pas appelés à porter le monde sur nos épaules, mais à faire l’expérience du joug bienfaisant que Jésus nous propose. Or Jésus, qui adresse une prière de louange à son Père dans une première partie du texte de Matthieu, nous réconforte ensuite en nous promettant le repos, à nous qui peinons sous le poids du fardeau. Il reprend à sa manière l’annonce du prophète Zacharie qui promet des temps nouveaux sous la conduite du Messie. Il la réalisera lors de son entrée à Jérusalem le dimanche des Rameaux. Pour dire en langage moderne et concret le bouleversement que Jésus opère, il se présente comme un roi pacifique, pasteur de son peuple et non pas en dominateur tyrannique. La différence entre l’âne et les chevaux de combat, c’est comme la différence entre une 2 CV et un puissant 4×4. Des temps nouveaux qui ne sont plus fondés sur la force ou la violence mais sur la paix pour tous les peuples. « Tu l’as caché aux sages et aux savants », dit Jésus à son Père et tu l’as révélé aux pauvres, aux marginaux et aux malades, c’est-à-dire à ceux qui n’ont rien à perdre. Le Christ accompagne chaque jour ses disciples et c’est ainsi que l’Esprit habite en chacun de nous.
(Prions en Eglise)