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4e dimanche de Pâques A
L’Église a pris l’habitude d’appeler ce dimanche le dimanche du Bon Pasteur et donc le dimanche des vocations. Longtemps, il ne s’est agi que des seules vocations presbytérales et religieuses. Mais, avec le concile Vatican II, il y eut la prise de conscience que, par leur baptême, les chrétiens étaient tous appelés à travailler à faire advenir le royaume de Dieu sur la terre. Une autre manière de dire la vocation de tous, y compris des laïcs. C’est ce qu’exprime l’apôtre Pierre le jour de la Pentecôte (1ère lecture) lorsqu’il propose à ses auditeurs de se faire baptiser. C’est ce qu’exprime le même Pierre quelques années plus tard (2e lecture) quand il évoque, en fin de texte, l’image du berger.
C’est ce que développe Jean l’évangéliste en donnant à Jésus plusieurs rôles dans la symbolique du troupeau : celui de vrai berger, celui qui passe par la porte non pas comme le mercenaire car il est lui-même la porte, le médiateur qui conduit le troupeau vers son Père. Ainsi, d’une certaine manière, la sécularité, condition de chaque humain au moment d’être baptisé, trouve une nouvelle coloration lorsque la personne choisit de la vivre comme laïc célibataire ou marié au service de l’évangélisation et comme diacre, prêtre ou religieux à la suite d’un appel spécifique. En effet, la mission est commune à tous les baptisés, même si la vie en ce monde s’épanouit de manière différente pour chacun.
(Prions en Eglise)