Baptême du Seigneur
“Voici mon serviteur, mon élu qui a toute ma faveur.”
Les textes liturgiques depuis Noël nous ont montré Jésus présenté d’abord aux bergers, puis aux mages. Ici, le jour de son baptême, il nous est présenté comme le Fils bien aimé de Dieu. Cette dernière présentation se fait en réponse à l’opposition de Jean Baptiste, qui ne comprend pas bien qu’il ait à baptiser Jésus. « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Comprenons ici le mot « justice » dans le sens de justesse, d’ajustement. Ce que révélera aussi le texte choisi dans Isaïe, qui parle de l’appel du Seigneur, « selon la justice », c’est-à-dire comme la volonté de Dieu qui nous rend justes. En son baptême, le Christ veut nous montrer, par ses paroles et par ses actes, en quoi consiste la justice du Royaume, sous le double commandement de l’amour de Dieu et du prochain. C’est ainsi que se réalise la justesse de la Bonne Nouvelle. Et l’évangile nous donne à contempler la théophanie qui suit le baptême : l’ouverture des cieux, l’Esprit venu sous la forme d’une colombe opérant la reconnaissance du Fils bien aimé et signifiant la voix du père. Des éléments déjà en partie présents dans la première lecture : « Voici mon serviteur, mon élu qui a toute ma faveur. » Ils seront repris par Pierre dans les Actes des Apôtres auprès d’un centurion de l’armée romaine. Nous pouvons les reprendre aujourd’hui pour signifier à l’Église le sens de sa mission et celui de notre mission de baptisés. (D’après Prions en Eglise)